Dantec parmi nous

18-12-2005 · Disposition Durable

Dans le dernier numéro de la revue canadienne Égards, figure dans le dossier Regards sur l’Apocalyse un article de Jean Renaud, “Dantec et la Fin du Temps ; Considérations sur l’Antéchrist”. Voici un court extrait:

Relisons Le Désespéré de Léon Bloy, nous ne sommes plus gênés des insultes personnelles à toute l’intelligentsia du temps (Zola, Daudet et ses deux fils, Catulle Mendès, Paul Arène, Léon Cladel, Jean Richepin, Albert Wolff, etc.), qui rebutaient les contemporains, insultes devant lesquelles celles d’un Dantec semblent des gentillesses. Aujourd’hui, un siècle plus tard, seul le mythe, la personnification, la typification ressort. On avait, à la fin du XIXe siècle, matière à cent procès pour diffamation; on se retrouve en ce début du XXIe siècle face au Juvénal français (comme le célèbre critique Rémy de Gourmont l’avait prévu). Tous les bien-pensants (et en particulier les catholiques) ont reproché à Léon Bloy sa brutalité, non sans de solides raisons. De nos jours, les mêmes blâment Dantec de ses violences. Mais ces censeurs oublient seulement que Dantec, comme Bloy avant lui, écrit moins pour les honnêtes gens ou pour les bons catholiques que pour les égarés.